Debrief du Bourbonnais : le patron est bien là

Publié le par Kevin

Ceux qui se sont mis à douter de Bold Eagle après sa mini-défaite du Marcel Laurent et qui le voyaient battu dans cette seconde préparatoire au Prix e'Amérique en ont été pour leurs frais : le patron est bien là, surtout quand il est préservé. Retour.

 Et l'Aigle s'est envolé... 

Le parcours se passe de commentaires. Venu près de la tête aux tribunes et après avoir laissé passer Lionel, Franck Nivard a eu la course parfaite d'autant qu'aucun wagon de 3 ne s'est réellement formé, lui laissant totalement le champs libre pour se décaler à l'entrée de la ligne droite et ne faire qu'une bouchée de ses opposants, sa capacité d'accélération rappelant follement celle de son géniteur Ready Cash. Il a fini sur le pied de 1'08, pouvant même aller encore plus vite, mais cela a largement suffit pour s'imposer, son pilote lui demandant tout de même de ne pas se relâcher dans l'effort comme il a tendance à le faire parfois, pensant son boulot terminé. 

On le sait, Bold Eagle est bien meilleur en courant de la sorte, et ce sera comme cela jusqu'au Prix d'Amérique, et nul doute qu'il remettra ça dans le Bourgogne. 

Lui et les autres

Les autres parlons-en, à commence par son dauphin, Lionel donc, excellent pour sa rentrée et dont on attendait un très bon comportement cette fois. On n'a pas été déçu, et le constat qui peut se faire c'est qu'il a l'air de mieux partir qu'avant. Ce sera déterminant le jour J, et dans la mesure où Nuncio est de plus en plus incertain pour une éventuelle participation à la belle, c'est bien Lionel qui sera le principal à Bold dans sa conquête d'un second Prix d'Amérique. Sur ce que l'on a vu dimanche, on peut en saliver à l'avance. 

Voltigeur de Myrt nous a surpris quand même un peu en prenant la 3e place, mais avant la course il semblait vraiment très bien, ce qui s'est confirmé en course après un parcours très sage en dedans que lui a donné Lorenzo Donati qui a pu se faufiler dans la ligne droite pour venir toiser un Bird Parker courageux mais qui a une nouvelle fois fait le travail pour les deux premiers en venant se poster à 2 nez au vent en dehors du leader Amiral Sacha, et qui sans mollir a quand même montré qu'il faudrait sans doute employer une autre tactique avec lui à Vincennes si l'on veut jouer le podium dans l'Amérique. 

C'est le vénérable et irréprochable Timoko qui complète le quinté à la faveur du distancement de Boléro Love, et ce après avoir eu un parcours compliqué dans le dos d'Amiral Sacha qui a totalement cédé dans le tournant, ce qui ne l'a pas aidé à s'extirper du peloton. 

Des bonnes notes en retrait ? 

Pas vraiment, rien de transcendant en tout cas, ce qui nous laisse penser que les premiers de ce Bourbonnais seront logiquement en vue fin janvier et que ce n'est pas du côté des plus âgés qu'il faut chercher une opposition très sérieuses aux favoris. 

Mais des déceptions... 

Forcément on pense à Belina Josselyn, déjà malheureuse dans le Bretagne, et qui cette fois a compromis ses chances dès les premiers mètres de course. Plus le temps passe et plus sa participation à la belle devient hypothétique. Mais il lui reste deux opportunités : Le Ténor de Baune (ou le Bourgogne), et le Belgique. Mais il est clair que JMB aurait bien voulu assurer le coup dès le Bretagne ou dans ce Bourbonnais. 

L'autre grosse déception c'est celle causée par Amiral Sacha, comme on l'a dit qui a sombré dans le tournant, mais apparemment il a des circonstances atténuantes à faire valoir puisqu'après avoir été scopé on a découvert qu'il avait un souci pulmonaire. Si celui-ci est résolu, on espère le revoir sous son meilleur jour dans le Prix de Bourgogne, sur une distance qui va en plus l'avantager. 

De son côté, Call Me Keeper, que l'on attendait un peu pour ce test à très haut niveau, a fait comme Belina en se mettant à la faute après la volte. A revoir. 

 

Encore un mois et demi

Finalement, il n'y a pas eu de réel grosse surprise dans ce Bourbonnais, ou de révélation tout au moins en vue de la belle. Bold est toujours le numéro 1, et il entend bien le rester un moment soyons-en sûrs, on finit par se dire qu'il n'y a qu'un Traders (et Lionel) pour pouvoir l'empêcher de conserver son trône fin janvier, mais honnêtement, a-t-on envie de le voir battu après sa démonstration de dimanche ? De mon côté la réponse est toute trouvée. 

Reste donc un mois et demi à ses opposants pour affûter leurs armes, pour se qualifier pour ceux qui ne le sont pas encore (coucou Belina). Tic... Tac... Tic... Tac. 

Publié dans Actu hippique

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