Les courses vivent encore

Publié le par Kevin

Les courses vivent encore

Dimanche 16 juillet 2017. Hippodrome de Royan, jour du Trophée Vert. 

On le sait le tournoi disputé sur herbe attire de plus en plus les foules, car couru le dimanche, car disputé durant la belle saison. Mais de tout de même, voir autant de monde sur un hippodrome à une époque où l'on parle de désertion des pistes et de journées mornes à droite à gauche, surtout en région parisienne, cela fait plaisir. 

Les photos ne retranscrivent pas non plus la superbe ambiance qui régnait en tribunes. Applaudissements nourris au moment du défilé des protagonistes de la course principale, sous le regard satisfait des drivers, souriant vers les gradins remplis comme rarement, car eux aussi aiment courir devant du monde. Ils ont été servis ce dimanche. Les Raffin, Abrivard, Barrier, Bazire étaient joyeux. Forcément, c'est plus facile quand on se produit devant des milliers de personnes.

Un mot sur le dernier cité : JMB, que j'ai suivi un peu durant l'après-midi, joue vraiment le jeu. Selfies, autographes tous les 2 mètres, communion avec le public aussi, que ce soit avec Baxter du Klau, avec lequel il est venu parader devant les tribunes après son succès, ou un peu plus tard avec Dorgos de Guez dans la ligne droite, le multiple Sulky d'Or n'est pas avare quand il s'agit d'aller vers les spectateurs. Capitaliser là-dessus ne serait pas une mauvaise idée, messieurs des instances. 

Oui, les courses attirent encore beaucoup de monde, en province c'est une certitude, on le voit ici mais c'est le cas sur de nombreuses autres pistes, les retours dans ce sens ne manquent pas. Mais à Paris aussi, pour peu qu'on y mettre un peu de bonne volonté, comme celle des organisateurs de Maisons-Laffitte il y a quelques semaines qui ont mis en place une semi-nocturne avec de nombreuses activités qui ont rassemblé massivement les gens, joueurs ou non, initiés aux courses ou non. Tout doit être fait pour que les courses aillent vers le public, et non le contraire. Le meeting estival de Cabourg où j'ai eu l'occasion d'aller l'an passé en est un autre exemple.

Les pros, eux, ne demandent qu'à jouer le jeu et à ce qu'on s'intéresse à eux, c'était le cas à Royan, c'est aussi le cas avec ceux qui rejoignent la Toile (Facebook, Twitter) et rompent l'intermédiaire des médias traditionnels pour créer un lien direct avec les passionnés. 

Les courses vont mal, pour de multiples raisons, chacun y trouvera (peut-être) sa part de responsabilité, mais les courses vivent encore. Espérons-le pour longtemps. 

Publié dans Actu hippique

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