Pronos R1 à Deauville Mardi

Publié le par Kevin

Pronos R1 à Deauville Mardi

Comme indiqué dans la rubrique quinté, nous confions les rênes du prono de plat à Marie ce mardi, et à pas mal de courses abordées en détails. Je n'irai pas plus loin, je me tais, et laisse parler la patronne. 

Avant de songer l'an prochain à une prise de distance personnelle plus franche avec le monde hippique et d'ici là, peut-être à un billet d'humeur ou d'opinion, Kevin nous fait l'amitié d'une invitation à pronostiquer à laquelle il est difficile de résister ; surtout à cette époque de l'année s'agissant essentiellement du sable deauvillais...
 
En tenant à rédiger et à argumenter, il s'expose d'autant au jugement des turfistes et plus de 350 jours sur 365 depuis des années ; c'est courageux. Pronostiquer c'est du travail, du scrupule, de la fièvre, de la culpabilité, de la joie ; bref, beaucoup d'affects. Il en est généreux, tâchons de savoir donner nous aussi pendant ces trois jours.
 
Les Equidays ont le charme de tous ces mini-meetings bien inspirés et d'ordinaire, celui-ci est un peu plus droit et carré que ne le sont les autres arrivées normandes, souvent très spéculatives.
24 à 27 courses nous seront proposées, pour notre part, nous en sélectionnerons sans doute une petite moitié à jouer et nous fixerons "un contrat de base à la doublette" de la globalité des sommes exposées ainsi.
Concrètement, ça veut dire quoi, ce charabia ? 
Si sur 27 courses, 12 courses sont jouées à 10 mises en moyenne par exemple, 120 mises seront donc investies et 240 en seront escomptées jeudi soir à la clôture de ces Equidays. Voilà la barre de notre satisfaction fixée, en sachant que nous ne jouons pas, quant à nous, à masses égales ; 10 mises de moyenne peuvent donc en signifier 5 ici et 20 là.

1ère course : 

Il sera 12h10 quand ce Prix du Parquet partira et plutôt que se demander qui en sera le haut magistrat, peut-être allons nous préférer en rester à une bonne tranche de jambon ou un blanc de poulet, car les protéines, c'est important...
 
Sérieusement, ces Equidays ne sont pas un sprint, mais plutôt un semi-marathon, il y aura mieux à jouer plus tard.
 
À l'heure où nous rédigeons (ce dimanche soir), peu d'indications sur le terrain sont encore disponibles et ce gros réclamer se court sur le gazon.
À supposer que le pénétromètre affiche au moins 3.4/3.5, CHIKA DREAM (2) doit pouvoir se débarrasser de ses adversaires.
Mais voilà qui est juste murmuré du bout des lèvres et reste encore une fois subordonné à des conditions qui seront à vérifier en live.
 
L'abstention peut rester une posture sage.
 
Prono  :
2e course : 
 
 
Là, en revanche, dans cette quatrième épreuve du divisé, il ne sera plus du tout question de nous abstenir ; car le coup de la journée nous y attend peut-être.
 
La configuration proposée aux camarades est la plus prétentieuse qui soit, mais un joueur sérieux doit savoir l'assumer : c'est le schéma de l'erreur commise par l'entourage.
Le turfiste ne dispose pas de la compétence du professionnel ni du quotidien aux côtés de l'animal, mais il a en revanche la distance pour lui. Son registre de pertinence, voire de vérité, existe et parfois contre la façon de faire du mentor.
En l'espèce, Romain Le Dren Doleuze s'est obstiné à courir KALIMERA (10) sur l'herbe, après son excellente course du 1er août ici même, sur le parcours qui nous intéresse et donc sur la fibrée.
Cette pouliche aux origines purement américaines n'a jamais mis un pied devant l'autre sur un gazon très souple, mais ces derniers temps, même le bon terrain l'a rebutée. On ne sait pas quel mot inventer pour ça : elle est "vertophobe" ou "greenophobe", cette petite coquine... 
Confiée à un jeune totalement novice, qui n'a pas su tempérer ses ardeurs lors du parcours deauvillais précité qui est intéressant, elle avait ensuite beaucoup mieux à faire à cette valeur-handicap là, mais sur le sable ; c'est pour nous une évidence. Elle a d'ailleurs intéressé la "Team Naggar-Boudot" ; laquelle s'est ensuite lassée de l'obstination de la maison et on le comprend.
 
Si ses fausses courses, qui l'ont montrée plus froide et moins pimpante qu'à Deauville, ne l'ont pas définitivement émoussée, la partenaire de Gregory Benoist doit refaire surface ce coup-ci.
 
La cote sera belle et nécessairement à deux chiffres, même s'il faut s'attendre à un clin d'œil narratif du betting. Nous allons cotiser ; c'est absolument certain.
 
Ne gâchons pas cette sélection spéculative par un mauvais mariage, même si le couplé avec ZARIYANO (7) semble couler de source.
 
MAHER SENORA (4), rentrant, doit quant à lui être cité non pas pour tout de suite, mais à l'attention de tous les camarades qui joueront l'hiver sur le sable deauvillais. 
 
Prono : 10/7
3ème course 
 
Avec ce Prix Vulcain, jolie listed, nous repassons à une posture d'abstention possible...
 
AIM TRUE (2) y semble un logique favori pouvant remporter son match contre INSTIGATOR (7), mais sa cote n'aura rien de palpitante et son jockey a désormais le don de nous faire fuir.
 
Par ailleurs, à consulter les origines, toutes prédisposent ces chevaux-là au terrain lourd, à part la Dansili "du bas" et AIM TRUE (2) lui-même.
 
On en revient donc à la question du terrain...
 
Prono : 2-7
5ème course 
 
 
Dans cette mignonne coursette, ça va rouler en revanche ; notamment sous l'impulsion de PRINCE APACHE (1).
 
Et même si certains grincheux trouveront que c'est un peu court pour ROMINOU (7), bémol qui n'est pas farfelu, il reste le mieux engagé du lot et adore les épreuves rythmées. Bien nanti, Christophe Soumillon ne se laissera pas déborder en partant et va se retrouver dans un schéma tactique où il donnera la pleine mesure de son talent.
 
Lorsque cet élément encore neuf l'avait emporté en mai sur le sable cantilien, en 35.5 de valeur, de la marge était ostensible. Pour mille raisons, celle-ci n'a pas pu se confirmer ensuite quand il s'est agi de surmonter la pénalisation. 
Mais là, dans un lot pareil, ça sent très bon d'après nous...
 
Il faudra viser juste ensuite pour bien circonscrire l'arrivée et trois additifs sont soumis à l'appréciation des camarades : KOOL OF THE GANG (6) d'abord, OLSZTYN (5) ensuite et WIKITA (4) enfin.
 
Prono : 7 // 6 5 4 
6ème course 
 
 
Là en revanche, à nos yeux, c'est irrémédiablement trop court sur une surface aussi roulante pour BOWL (12) ; lequel ne méritera pas la cote à laquelle il va partir, même s'il conserve des droits au départ de cette bien curieuse épreuve...
 
Nous suggérons de nous éloigner des pièges à touristes dont ce bazar est jonché et de trouver refuge dans la candidature un peu spéculative du vieux THÉO DANON (6) ; ne serait-ce que pour en retirer une placette correcte...
 
Marrante "petite guéguerre" de réclamations entre notre camarade Julien Phelippon et Mario Hofer à l'endroit de "ce vieux schnock" qui a encore quelques beaux restes et se sort toujours de ce style d'épreuves. C'est sa surface, son parcours, il sait tout faire et Delphine Santiago se tiendra sans doute pas loin de la tête avec lui...
 
Ça reste proposé du bout des lèvres, mais ça doit faire le job, dans cette course plus opaque qu'elle n'en a l'air à notre avis.
 
Prono : 6
7ème course 
 
Ce tout petit handicap de pouliches nous confronte au lot de la peur de la journée... Il est hors de question de jouer une course pareille où fantômes et immobiles nous infligent un casse-tête totalement vain.

8e course 

Il est impossible d'échapper à la mécanique pondérale qui fait d'ART OF ZAPPING (12) le cheval de la course, dans cette deuxième épreuve ; même si sa forme est un peu plus sujette à caution qu'en début d'année, lorsque nous l'avions recommandé chaudement au départ du quinté cagnois qu'il a remporté.
 
Repassé sous sa valeur-handicap "de combat" et de gagne, outrageusement aidé par la double décharge de Coralie Pacaut au surplus, le cheval revient sur sa surface et l'un de ses parcours de prédilection.
Si sa partenaire parvient â l'utiliser correctement (tout près de la tête), il a à peine le droit d'être battu par GÉONPI (2) dans ces conditions.
 
Delphine Santiago a plus de métier et réussira sans doute à imposer son propre tempo, mais si Coralie Pacaut la marque intelligemment tout le parcours, celle-ci doit l'emporter compte tenu de la marge intrinsèque assez phénoménale dont elle dispose sous le capot.
 
On s'en tiendra là, car si d'autres candidatures intéressantes pourraient être discutées, aucune n'atteint ce monde parallèle de marges démentielles quand il s'agit désormais des montes féminines. À elles d'en profiter et de ne surtout pas se "trouer", en faisant par exemple les folles devant sans maîtriser le train qu'elles ne manqueront pas d'imprimer...
 
Prono : 12-2
9e course
 
On terminera cette réunion en douceur et en souhaitant avoir encaissé des choses avant de jeter la petite pièce du cœur sur notre bon vieux NEW OUTLOOK (5) ; ce sera sans doute la dernière d'ailleurs que nous lui consentirons.
 
"Pépé" Barbarin n'a pas accordé sa retraite à son cheval-mascotte en même temps que lui, qui nous manque... 
 
Peut-être bien que son vieux tonton en a encore une petite sous le capot et si c'est le cas, ce sera ce handicap ; qui a du être un peu préparé...
 
Va Pépé !... 
 
Prono : 5
Résumons nous... 
 
Nous devons avoir trois belles choses à jouer avec Kalimera, Rominou et ses additifs, ainsi qu'Art of Zapping et son opposant.

 

Résumé chiffré : 210-507-812(802)

Kevin : Vous comprenez ce que je voulais dire par haute voltige maintenant ? Bonne lecture à vous ! 

Publié dans Tuyau du jour

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