Côté Elevage, par Valentin Henry : Gordon Flash

Publié le par Kev

Côté Elevage, par Valentin Henry : Gordon Flash

Ce blog attire de plus en plus de lecteurs, ce dont je vous remercie chaleureusement, et comme par manque de temps je ne peux faire beaucoup plus que le quinté quotidien, j'ai fait un appel d'offre sur Twitter pour agrémenter ce site et vous récompenser de votre fidélité.

C'est alors que l'un de mes amis, passionné d'élevage et éleveur lui-même, Valentin Henry, bien connu dans la twittosphère hippique, m'a proposé d'écrire des pages sur sa passion, ce que j'ai accepté avec plaisir en lui laissant carte blanche. 

Etant le co-éleveur de Gordon Flash* (et des Flashs en général), il a décidé d'ouvrir le bal avec son nouveau chouchou, fort estimé par Yannick-Alain Briand. Je lui laisse la parole, tout en sachant qued 'autres histoires et anecdotes viendront dans les prochains jours. Cet espace est le sien, j'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à le lire. 

L'élevage de trotteurs regroupe trois choses : la patience, le travail et la chance. J'y ajouterai un quatrième élément essentiel : l'amour du cheval.

L'histoire de Gordon Flash regroupe cela.

Elle commence par un coup de foudre de mon père, Michel Henry, pour une jument encore jeune, Hutte Verte (Hêtre vert) , qu'il avait repérée aux ventes aux enchères. Avec un budget limité il avait tenté d'enchérir sans pour autant avoir la somme nécessaire.
Un an plus tard, et après un suivi régulier des performances du cheval, elle revient sur le ring. Mon père, cette fois-ci, trouve les fonds pour l'acquérir !
Après plusieurs essais infructueux, il confie l'entraînement à Yannick Alain Briand, qui réussit à gagner plusieurs courses avec elle.
L'histoire d'amour va se poursuivre dans sa carrière de poulinière, au cours de laquelle elle a donné naissance à 14 poulains, dont 9 gagnants et 13 qualifiés.
Mais une seule n'a pas passé cette étape : Acienda Flash (Prodigious).

Dans une période où le questionnement sur l'après carrière est si présent, mon père n'a pas hésité une seconde à garder Acienda pour lui offrir une carrière de poulinière. Cette dernière s'est très rapidement retrouvée une merveilleuse mère, dans son rôle vis à vis de son premier poulain Follow me Flash (Rombaldi), qui sera un futur gagnant à Caen en septembre dernier.
L'année suivante, mon père se décide à aller à Village Mystic, alors peu à la mode mais avec un croisement potentiel très intéressant.
Les inbreedings recherchés étaient les suivants :
* Stars pride pour ramener de la vitesse
* And arifant pour ramener de la dureté
* Fandango pour ramener du courage
* Nesmile pour confirmer la qualité de cette jument de base
* Fakir du vivier pour sa complémentarité avec Nesmile
Le modèle et les allures de Village Mystic étaient également totalement complémentaire avec Acienda Flash.

Et la magie a opéré...

Côté Elevage, par Valentin Henry : Gordon Flash



Il a tout de suite montré les caractéristiques d'un cheval très trotteur, intelligent et d'un modèle sans défaut (même son nez busqué était caractéristique des bons produits de Village Mystic comme Eye of the storm).
Après l'avoir vendu à Louis Baudron (sachant parfaitement ses qualités pour l'exploitation des produits de son étalon), il s'est qualifié platoniquement avant de retrouver quelques mois plus tard comme entraîneur... Yannick Alain Briand suite à la vente aux enchères Osarus.

L'histoire se poursuit entre Yannick qui a si bien géré la carrière de la grand mère de Gordon, et ce dernier qui lui rend bien jusqu'ici.

Pour la petite anecdote, l'affixe Flash a en grande partie été choisi par mon père en référence au super héros Flash Gordon.

*Gordon Flash se produira pour la seconde fois ce samedi à Vincennes sur la petite piste, associé à Jean-Michel Bazire. 

Publié dans Quinté